Déjà Serge Picard est « métamorphosé », nouvellement équipé en matériel made in Vignjévic (pilote chevronné et méticuleux en lice pour le titre l'an passé avant de raccrocher) avec ordre de ne toucher à rien.

Il s'aperçoit que le châssis PVP peut s'avérer facile d'emploi, si en plus le kart est bien préparé avant, qu'un break salutaire peut désinhiber l'usage de l'accélérateur à consommer lui sans modération, le pilotage commence parfois avec une tête libérée. Cela change tout, il redécouvre le plaisir !

Vandemeulebroucke cherche encore sa position de conduite, il dandine de la tête en ligne et semble «engoncé» dans sa combinaison de cuir neuve, il avoue humblement qu'il faut corriger certains reflexes de kart.

Sébastia étrenne les derniers développements de sa motorisation VM qui brille d'abord au sens littéral un vrai miroir, puis qui brillera cette fois en révélant une performance en nette amélioration mais l'épilogue sera épineux.

Au rayon contrariété, Olivier Brossard attaque pneus froids et tape durement le mur, Kart salement amoché, cheville douloureuse, le week-end est déjà fini. Dommage pour lui, et pour le plateau qui continue de s'amenuiser. La 1ère séance chrono révèle une hiérarchie, qui sera en tout point répétitive lors de la seconde.

Seuls deux pilotes Damien Payart et Denis Debus franchissent la barre des 52 secondes les deux fois. Payart a toujours été en tête des chronos et il s'adjuge la pôle dès le matin en 51';';671';';';. Debus va grignoter un petit dixième lors de sa deuxième tentative en 51';';875';';';.

Antoine Lacoste, Emmanuel Vinualès suivent, puis les secondes s'égrènent. Nous retrouvons ensuite sur la feuille des temps Julien Goullancourt et Alexandre Sébastia. Le seul fait notable de la deuxième séance est le gain de plus d'une seconde obtenu par Sébastia, amélioration importante pour jauger de son potentiel, mais qui ne change pas grand-chose pour la place sur la grille. Peut-être même qu'il s'est offert un désavantage en se retrouvant à l'extérieur de la 3ème ligne, au détriment ou bénéfice c';est selon de Goullancourt. Les pilotes se plaignent des bosses de la piste dont le revêtement date.