19 septembre 2010 - Championnat de France 2010

Payart s’envole
Deux Championnats ; un leader Concurrence restreinte aidant, Damien Payart a fait dans le Gard un grand pas vers son dixième titre, seul l’expression courante « mathématiquement pas définitivement attribué », nous empêche de le proclamer. Il possède dorénavant plus de 2 victoires d’avance au classement général alors qu’il reste deux week-ends de courses. Il peut surtout se concentrer sereinement sur le championnat d’Europe qui se profile au Mans le 23 & 24 octobre. Il arrivera dans la Sarthe en leader sachant que le titre se jouera entre lui et Gavin Bennett, le champion 2009. Les Courses : Payart en démonstration, deux outsiders en pointe et une surprise Alors que les prévisions météorologiques étaient alarmistes pour le samedi, les chronos et les courses se déroulaient sous le soleil et la chaleur revenue. Les pilotes découvraient pour la plupart ce circuit vallonné et semblaient l’apprécier, toutefois le tracé ne permettait pas d’atteindre des hautes vitesses. Payart enroulait le mieux cette succession de courbes et domina haut la main. Dès les chronos, la concurrence était établie (Vinualès forfait), Alexandre Sébastia démontrait les progrès de son châssis MS Kart bien propulsé par le VM. C’est même lui qui s’octroyait la pôle devant Payart au cours d’une seconde séance plus rapide. Le scénario changea peu d’une course à l’autre. -Cyril Vayssié prompt à s’élancer s’infiltrait entre les pilotes de la 1ère ligne à l’extinction des feux de la course 1. Il était repris plus loin par Payart puis par Sébastia. Ce dernier ne pu éviter un tête à queue le reléguant derrière le peloton. Tandis que Payart s’échappait, Sébastia remonta à grandes enjambées. Une nouvelle légère erreur le retarda à nouveau, mais auteur de chronos du même acabit que le leader, il revint vite sur Vayssié. Les deux pilotes nous offrirent un duel acharné, parfois assez viril. Pierre Focqué roulait plus loin seul isolé. Vayssié fermait les portes et c’est à l’avant dernier tour que Sébastia plongea à la corde du virage qui conditionne la ligne droite pour trouver l’ouverture. Le podium consacrait trois motorisations différentes. -En course dominicale, Vayssié tentait à nouveau de s’intercaler, mais la 1ère ligne sur ses gardes résista. Payart s’échappait inexorablement. Sébastia semblait moins véloce puisqu’il ne pouvait suivre le même rythme, il précédait un peloton plus compact. Coup de théâtre, il renonça à mi-course sur une amorce de serrage. Vayssié se retrouvait potentiellement seul second tandis qu’un groupe derrière s’échangeait ses positions. Ainsi, A. Rebus pourtant bien parti fléchissait, Focqué et Brossard se redoublaient, Robbrecht suivait. La surprise du jour nous était servie par le jeune K.Ranoarimanana, qui non content de progresser au sein de ce groupe de poursuite, s’en extirpa. Il continuait sur sa lancée et recollait à Vayssié, tandis que Payart caracolait en tête. L’un usait de son expérience pour garder sa position tandis que l’autre manifestait sa fougue parfois désordonnée avec un engin capable de lui fournir une excellente pointe de vitesse. Le directeur de course avertit Vayssié, afin qu’il ne change pas trop de trajectoires et à l’entame du dernier tour Ranoarimanana prenait la corde et passait cueillir son 1er podium épuisé. Payart sans forcer était depuis longtemps passé sous le drapeau à damiers. Focqué s’était emparé une nouvelle fois du 4ème rang, mais cette fois de manière plus méritoire.





